Edito de l’Avent du P. Lopez

Paventremière étape de l’année liturgique, l’Avent est un temps de préparation à la fête de Noël où nous célébrerons la venue sur terre de Jésus.

Le nom de Jésus signifie « Sauveur ». Le mot « Avent » vient du latin adventus : venue, avènement. L’Avent, c’est ce temps où la liturgie nous fait revivre la grande attente de tout l’Ancien Testament, l’espérance de la venue du Messie, le Sauveur promis par Dieu (à Adam et Eve après le péché originel), et annoncé par les prophètes.

C’est d’abord l’avènement de miséricorde où le Rédempteur du monde apparaît sur la terre dans l’humble condition de son existence humaine, comme Sauveur : événement passé de la Nativité.

Montre-nous, Seigneur, ta miséricorde, fais nous voir le jour de ton salut. (Ps 84, 8)

C’est aussi un événement futur : nous attendons son retour à la fin des temps, lorsqu’il apparaîtra plein de gloire et de majesté, comme Juge, où « il rétribuera chacun selon ses œuvres ». (Mt 16, 27). Ce sera alors l’avènement de justice :

Il juge le monde avec équité, il juge les peuples avec justice. (Ps 9, 8)

Ce ne sera plus alors un avènement d’humilité, comme à Noël, mais un avènement de gloire :On verra alors le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande majesté… (Mt 24, 3)

Vivons en ce monde dans l’attente de la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ Jésus ». (Tt 2, 12-13)

Mais pour pouvoir accueillir comme il convient ce Seigneur de gloire, pour l’attendre dans la confiance et non pas dans la crainte du jugement, saint Paul nous fait cette instante recommandation :

Vivons en ce monde dans la modération, la justice et la piété… (Tt 2, 12)

Car, entre ces deux avènements, s’en situe un troisième : c’est la venue de Jésus dans nos âmes, dans le temps présent. Jésus veut venir en chacun de nous, pour nous arracher au mal qui nous tient prisonniers et régner sur notre cœur sans partage.

Vraiment, je ne comprends pas ce que je fais : le bien que je veux, je ne le fais pas et le mal que je ne veux pas, je le commets. L’homme intérieur en moi prend plaisir à la Loi de Dieu, mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de ma raison et me tient captif sous la loi du péché. Qui me délivrera de ce corps de mort ? C’est la grâce de Dieu par Jésus-Christ, notre Seigneur. (Rm 7, 15, 24)

Il y a donc un avènement historique, déjà passé – un spirituel, aujourd’hui, en chacun de nous – un glorieux, à venir : la spiritualité de ce temps de l’Avent consistera à remercier le Sauveur de son premier avènement, le prier de réaliser le second dans notre âme, nous préparer au dernier par notre vie de foi et par nos bonnes actions.

Méditons ces textes, de l’Avent nous y puiserons des richesses que nous ne soupçonnons peut-être pas : elles nous seront précieuses pour nous aider à préparer en notre âme le chemin du Seigneur.

 

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